Saints du diocèse

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Sainte Cécile

titulaire de l’église cathédrale et patronne principale du diocèse

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 Saint Amarand

« Le martyr Amarand, enseveli près de la ville d’Albi, après avoir consommé son combat pour la foi, est vivant dans la gloire… »

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Saint Théodoric Balat

On garde et on célèbre la mémoire de Théodoric à Saint-Martin-du-Taur et dans le secteur de Lisle-sur-Tarn.
Et le jour anniversaire de sa mort, c’est dans tout le diocèse que la prière monte vers Dieu par son intercession.

sainte-carissimeSainte Carissime

 Sainte Carissime est traditionnellement vénérée comme une vierge née à l’époque mérovingienne
(sans doute au VIe ou VIIe siècle).

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Saint Eugène

En 481, il est appelé au siège épiscopal de Carthage, vacant depuis un quart de siècle, et devient, dans la pratique, chef de l’Église d’Afrique…

Bienheureux Pierre-François Jamet

Bienheureux Pierre-François Jamet

Bienheureux Pierre-François Jamet

Prêtre, fondateur de la congrégation des Sœurs du Bon Sauveur, implantées à Albi depuis 1834. Fête le 12 janvier.

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Sainte Martiane

Originaire d’Albi ou des environs, elle aurait vécu selon la traditionà l’époque mérovingienne, sans doute en des temps plus récents que Carissime et Sigolène.
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Saint Salvi

Saint Salvi

Saint Salvi (Salvy)

Saint Salvy, évêque d’Albi au VIe siècle

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Sainte Sigolène

Sainte Sigolène était une Albigeoise qui, après avoir été mariée et veuve, sans doute au début du VIIe siècle, a fondé le monastère de Troclar sur la rive gauche du Tarn.
Elle laissa une réputation de sainteté qui fit lui attribuer de nombreux miracles.

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Sainte Émilie de Vialar

En 1951, l’Église la proclame sainte et son corps, transféré à Gaillac en 1972, est offert à la vénération des chrétiens de la terre qui l’a vue naître.

Emilie de Villeneuve

Sainte Émilie de Villeneuve

Elle quitte son père en 1836 pour fonder une congrégation :

« C’est pour Dieu que je vous quitte, je veux servir les pauvres ! », lui dit-elle.

Elle fonde avec deux autres jeunes filles la Congrégation des sœurs de Notre Dame de l’Immaculée Conception le 8 décembre 1836, dite « sœurs bleues » à cause de leur habit bleu.

Fêtes particulières au diocèse d’Albi
Bienheureux Pierre-François Jamet, prêtre : mémoire obligatoire le 12 janvier
Sainte Emilie de Vialar, vierge : le 17 juin
Saint Théodoric Balat, prêtre et martyr : le 9 juillet
Saint Eugène : le 13 juillet
Sainte Sigolène : le 24 juillet
Bienheureux Florent Dumontet de Cardaillac, prêtre et martyr : le 5 septembre
Sainte Carissime : le 7 septembre
Saint Salvi : le 10 septembre
Sainte Emilie de Villeneuve, vierge : le 3 octobre
Sainte Martiane : le 5 novembre
Saint Amarand : le 7 novembre
Sainte Cécile, patronne principale du diocèse : le 22 novembre

Anniversaire de la dédicace de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi : 23 avril

Autres saints honorés dans le Diocèse

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Saint Vincent  – Diacre, martyr – 22 janvier

La partie de l’ancien diocèse d’Albi située au sud du Dadou, devenue en 1317 le diocèse de Castres, est peu représentée dans le calendrier des saints. Et pourtant pendant tout le Moyen Âge, des pèlerins y sont venus de toute la région et au-delà, pour vénérer un martyr espagnol des premiers siècles.

« Vincent, diacre de l’Église de Saragosse, a été mis à mort à Valence, avec son évêque Valère, lors de la persécution de Dioclétien, en 304 ou 305, après avoir subi la torture. »

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 Saint Benoît – Abbé – 11 juillet

Plusieurs églises du diocèse, outre la cathédrale de Castres, portent le nom du saint  Abbé : Les Avalats, Bellegarde (Saint-Benoît-de-Montels), Saint-Benoît de Carmaux et Sainte-Croix (Castelnau-de-Lévis).

Il faut y ajouter celle de l’abbaye d’En-Calcat qui, depuis 1890, a renoué avec la tradition des implantations bénédictines dans le diocèse.

Saint Bernard – Abbé – 20 août

saint-bernard-20-aoutLa mémoire de saint Bernard figure au calendrier de l’Église universelle ; dans notre diocèse il n’a passé que quelques jours. Sa visite, cependant, a eu un certain impact et elle a fait l’objet d’une relation intéressante, due à l’un de ses compagnons de voyage.

L’épisode s’est déroulé le 29 juin 1145, dans la cathédrale antérieure à l’actuelle. La population d’Albi s’était laissée entraîner par la prédication de l’ancien moine Henri qui répandait ses erreurs au moment où l’hérésie cathare commençait à s’infiltrer dans la région.

À Albi, qui avait pourtant mal reçu le légat pontifical, ses paroles vibrantes retournent la situation. On peut s’en étonner, non qu’on puisse mettre en doute l’éloquence ou l’exemple communicatif de l’abbé de Clervaux, mais parce qu’il ne parlait pas la langue du pays. S’est-il exprimé en latin, avec l’aide d’un interprète ? C’est possible. Toujours est-il qu’il fut bien compris.

« C’était la fête de saint Pierre et il vint une telle foule pour entendre la Parole de Dieu qu’elle ne pouvait pas contenir dans la grande église. Bernard s’adressa à eux : “J’étais venu pour semer et je trouve une terre déjà ensemencée par de la mauvaise graine. Mais il s’agit d’une terre douée de raison, puisque c’est vous qui êtes le champ du Seigneur. Je vous présente donc les deux sortes de semences, afin que vous puissiez savoir laquelle choisir ». Et, commençant par le sacrement de l’Eucharistie, il s’employait à exposer point par point, en les mettant en parallèle avec ce que l’hérétique avait prêché, les vérités de la foi. Puis il leur demanda ce qu’ils choisissaient… “Pour qu’on sache bien qui se convertit et accueille la Parole de vie, levez vers le ciel votre main droite, pour signifier votre adhésion à l’unité catholique ». Alors toutes les mains se levèrent vers le ciel avec enthousiasme ».
Lettre du moine Geoffroy à ses frères de l’abbaye de Clervaux

Saint Alain – 25 novembre- célébré liturgiquement dans la ville de Lavaur seulement.

L’énigme de saint Alain

saint-alain-25-novOn ne sait rien de ce saint, dont le culte est attesté à Lavaur. La première mention cependant n’en remonte pas au-delà des débuts du XIe siècle : le 5 août 1098, l’évêque de Toulouse lzarn et quelques notables font une donation aux bénédictins de Saint-Pons-de-Thomières, à charge pour eux de reconstruire l’église Saint-Elan de Lavaur

Cela laisse entendre que le culte de saint Elan ou Alan, était déjà ancien, mais de lui-même nous ne savons rien d’autre que son nom (devenu Alain par passage de l’occitan au français).

Saint Vincent de Paul – Prêtre – 27 septembre

Le culte de Monsieur Vincent s’est développé, chez nous, grâce à la présence des prêtres de la Mission ou Lazaristes, qu’il avait fondés.

C’est à la fin du XVIIIe siècle qu’ils prennent en charge le Grand séminaire et ils y resteront jusqu’en 1964, avec deux interruptions, l’une durant la Révolution, l’Empire et la Restauration (l’un des directeurs d’Albi est mort sur l’échafaud) et l’autre entre 1903 et 1919, par suite des lois contre les Congrégations.

Vincent de Paul fut considéré comme le saint patron des prêtres du diocèse, formés selon sa spiritualité.

Saints et bienheureux du XIIe au XVIIIe siècle

Le calendrier diocésain ne comporte aucun nom du VIIIe au XVIIIe siècle. Cela ne signifie pas que l’Église diocésaine soit tombée en léthargie et qu’elle n’ait produit aucun fruit de sainteté pendant cette longue période.

La floraison de la vie monastique, les épreuves d’une population laborieuse à l’existence souvent précaire, les mouvements de solidarité lors des épidémies, des exactions commises par les bandes de brigands, ou les luttes fratricides comme celle dite des Albigeois, qui fut si dure dans la région de Lavaur, ou celle qui opposa catholiques et protestants dont les blessures sont à peine cicatrisées par l’œcuménisme d’aujourd’hui, sans parler des espoirs suscités par 1789 et des massacres perpétrés sous la Terreur… Tout cela a, sans aucun doute, amené de nombreux chrétiens à vivre jusqu’au bout les exigences de l’Évangile.

Mais cette sainteté est restée dans l’obscurité. Il fallait alors, plus encore que de nos jours, sortir de l’ombre et être en vue pour figurer dans le catalogue des saints.

D’autre part, certains témoins de la foi seraient sans doute vénérés chez nous, s’ils n’étaient déjà inscrits au calendrier général de l’Église romaine. Et il y a aussi ceux qui ont été récemment ou pourraient être à l’avenir proclamés “bienheureux ». Nous ne pouvons donc pas passer totalement sous silence les nombreux siècles qui sont absents de notre Propre diocésain.

Extrait Les saints de chez nous du père Robert Cabié

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